30 Apr 2012

Mars et crève

J'ai apprit a me relever plus vite
des coups manqués de Mars
le guerrier
Je sais que ce n'est que l'envie de dominer
qui l'anime
un besoin d'arrêter les élans chez moi
qu'ils trouvent si attirants pourtant.
A présent je peux reconnaitre, esquiver, être frappée, rigoler
l'espace d'un soupir,
joyeuse.
Fais-moi-s-en de plus belles!
J'te connais, vieux!

J'ai apprit a ne plus regretter les caresses
manquées 
Ne plus manquer les rendez-vous mal donnés
ne plus attendre le souffle court l'attention réflective
du narcisse avare de compliments
il n'en a jamais assez
et finit toujours par nous étrangler, nous engloutir tous les deux
haletants et perdus,
les mains vides,
les bras ballants,
la tête lourde et sonnée
cloche brisée
résonnant de tout ce rien.

Voila tout 
ce qu'il nous a laissé a toi et moi,
Narcisse
avant de s'acheminer a nouveau
vers d'autres amants en fleur,
ceux qu'il préfère bien,
pour manger l'écho de leurs coeurs a eux
et les murmures de leurs heures communes.
Il se nourrit de la tendresse autrui
il mache il mache et s'achemine une fois finit.
Tout ce qu'il veut c'est mâcher de plus belle
et sucer encore l'amour
de deux âmes bientôt en peine
qui le remercieront, pourtant,
de les avoir libérées au fond.
Et s'en iront vers de nouveaux horizons,
seules.